la vague rétro barman cocktails

Dans tous les bars à cocktails dignes de ce nom, on trouve derrière le comptoir un exemplaire du Bar Tender‘s Guide : How to Mix Drinks ou The Bon-vivant’s Companion de l’Américain Jerry Thomas. Cet ouvrage – référence de la nouvelle génération des mixologues – est aussi disponible gratuitement sur Internet parce qu’il est tombé dans le domaine public depuis longtemps. Ses 463 recettes datent en effet de… 1862. « Le livre de Jerry Thomas est consulté dans tous les établissements qui ont la cote. Si quelques-uns des produits ne sont plus disponibles, la plupart des alcools utilisés sont toujours les mêmes », explique Eric Bulteau, le patron de La Conserverie à Paris, un bar à cocktails qui veut faire découvrir ces goûts « old fashioned » à base de flacons oubliés (Chartreuse, Noilly Prat, Suze… pour ne citer que les breuvages français).

Chartreuse cocktails rétro

Les bars à cocktails, qui ouvrent en nombre depuis quelques années à New York, Londres et désormais en France, regardent tous dans le rétroviseur pour capter l’air du temps. A Paris, le nouveau bar Le Coq surfe sur la « nouvelle vague » et le Dirty Dick sur la culture hawaïenne années 1950, avec chemisettes à fleurs pour les barmen et boissons rétro-exotiques pour les clients. A Marseille, le Carry Nation joue la carte des années 1920, avec adresse tenue secrète et entrée dérobée. Enfin, l’Experimental Cocktail Club, ouvert par trois Français aujourd’hui à la tête d’un petit empire du cocktail (dont le Ballroom à Paris), se lance à l’assaut de New York avec une adresse digne de « Mad Men » et une carte que ne renierait pas Don Draper, le héros accro au Old Fashioned (4,5 cl de bourbon, deux traits d’angustura, un cube de sucre et quelques gouttes d’eau).

Experimental Cocktail Club barman

Les grandes marques d’alcool comptent bien profiter de cette vague des « classic cocktails ». « Il y a une tendance générale au vintage. Beaucoup de bars « speakeasy », ces établissements clandestins de la Prohibition. En termes de goût, cela se traduit, par exemple, par l’utilisation du vermouth », explique Carine Vaknin, ambassadrice de la marque Martini en France. A l’occasion de ses 150 ans, Martini lance cette année Gran Lusso, une bouteille en édition limitée dont l’argument commercial est de faire « revivre des grands cocktails vintage, comme le Martinez, le Rob Roy ou El Presidente », quelques noms historiques des boissons à base de vermouth.

Source : http://www.lemonde.fr/

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Ecrit par restaurantemploi

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